dimanche 15 janvier 2017

L’Azote foliaire à la véraison et les aromes types THIOLS dans les vins Blancs et Rosés




La fertilisation azotée par voie foliaire à la véraison

AZOTE + SOUFRE

●enrichir le mout en azote
●sur-exprimer les thiols
variétaux dans les vins

AZOTE

●enrichir le mout en azote
●améliorer le fruité des
vins
●produire des thiols
variétaux dans les vins


L’apport d’azote foliaire permet un enrichissement
du moût en azote proportionnel à la quantité

10kg de N urée + 50% d’azote dans le mout
15 kg de N/ha                   + 80% d’azote dans le mout
20 kg de N/ha                   + 130% d’azote dans le mout




Effet d’apport foliaire sur vigne d’azote-soufre à véraison : conséquence sur vins


4 fois plus de thiols
variétaux dans les
vins



AU CHAI

éviter les conditions oxydantes
o contact avec l’oxygène
o température élevée
o composés favorables aux oxydations : Polyphénols, Fe - Cu
o composés défavorables aux oxydations :
antioxydants / SO2 , acide ascorbique Ascorbique, (Glutathion), lies, extraits de la levures riche en Glutathion

A retenir

Produire des thiols variétaux dans les vins demande la maitrise d’un ensemble de processus du vignoble jusqu’à la bouteille.
• Hiérarchiser les processus favorables aux thiols = maitriser les fondamentaux                                                                                                
•Attention aux résidus de cuivre sur les raisins à la vendange
 •Au vignoble la fertilisation foliaire azotée à la véraison est une technique performante
pour améliorer l’azote et le potentiel thiols des  moûts tout en maintenant les équilibres
de la vigne.




mercredi 11 janvier 2017

L’ARBRE DE LA QUALITE


L'Arbre de la qualité résume les points essentiels pour obtenir le meilleurs vins possibles: il s'agit d'agir sur ces paramètres pour améliorer la QUALITE.
Il est utile de garder en mémoire permanente cet arbre pour agir en conséquence   


L’ARBRE DE LA QUALITE (explications et légendes)

Terroir

Sol

Climat



  En France la vigne est implantée sur des sols de nature très différente d'un point à l'autre de l'hexagone. De nombreux types de sols viticoles de profondeur variable sont favorables à la culture de la vigne : sols argilo-calcaires, sols schisteux…



PLANTATION



Densité de plantation



Un système de conduite est défini par la combinaison de différents paramètres interdépendants : la densité de plantation, la hauteur du tronc, le type de taille et de palissage. Ces paramètres sont déterminés en fonction des objectifs du viticulteur (objectif qualité, mécanisation, coûts de production…), et de la zone de production (AOC, VDP…). Dans le cadre d'une appellation, certains de ces paramètres sont fixés par décret, comme la densité de plantation. Au-delà de la réglementation, la densité est un choix primordial pour l'obtention d'un vin de qualité. En général, les meilleurs résultats qualitatifs sont obtenus pour des vignes plantées à densité élevée (> 4 000 pieds à l'hectare). Des groupements, associations de producteurs ou de restructurations, peuvent imposer un mode de conduite en rapport avec une exigence de qualité, permettant de bénéficier de certaines aides à la plantation.

MATERIEL VEGETAL

Cépages

Cépages

Le choix d'un cépage se raisonne après avoir :

-          défini son objectif de production (rouge, blanc, rosé ? AOC, vin de pays, vin de table ? Vin de garde, vin jeune ?)

-          identifié les contraintes réglementaires autour desquelles, le viticulteur a une certaine marge de manœuvre

-           caractérisé son terroir : la réussite d'un cépage est conditionnée par le type de sol sur lequel il évolue, le climat,    l'altitude, l'exposition et la conduite de la vigne. Réciproquement, la valorisation de la parcelle, voire d'un terroir, dépend   du cépage.



Clones

L'utilisation de clone, permet au viticulteur d'avoir une garantie de la qualité sanitaire et génétique du matériel qu'il utilise. Les caractéristiques des clones qui sont présentés, viennent des travaux expérimentaux de l'ENTAV ou d'organismes locaux. L'expérimentation des clones agréés a pour objectif de préciser leurs caractéristiques culturales et œnologiques. En général, les expérimentateurs laissent s'exprimer le végétal (sans maîtrise du rendement ou d'autres critères). Les données sur les clones sont souvent extrapolées d'une condition particulière (un porte-greffe, un type de sol…). Les résultats ne sont pas forcement répétables dans toutes les situations. Il ne faut donc pas exclure des clones, mais plutôt avoir un variabilité de clones sur l'exploitation, voire sur la parcelle



Porte-greffes

Le porte-greffe est un élément essentiel de la réussite d’une plantation. Choisi en bonne adéquation avec le type de sol, il permettra d’obtenir une vigueur équilibrée et une qualité optimum. Le choix du porte-greffe s’avère bien plus important que celui du clone de cépage. Il ne faut pas hésiter à exploiter la palette des porte-greffes en fonction des objectifs fixés.

FUMURE

NUTRITION

La fertilisation doit assurer le bon fonctionnement du sol, gage d'une nutrition correcte de la vigne. Les états calcique et organique du sol sont primordiaux pour une bonne fertilité chimique, biologique et physique du sol.

TAILLE

Systèmes

Charge

La vigne est une liane qui nécessite, pour une production satisfaisante de raisins, d’être taillée tous les ans. Cette opération est l’une des dernières interventions non mécanisée au vignoble. De la qualité de sa réalisation dépend la production de l’année, mais aussi celle des années suivantes. Il s’agit d’adapter la charge en bourgeons à la vigueur du cep.

ENTRETIEN DU SOL

PROTECTION

Raisonner  l’entretien des sols, c’est répondre à plusieurs objectifs :

- Limiter le risque d’érosion

- Favoriser l’expression du terroir

- Limiter le recours aux herbicides

Répondre à tous ces objectifs est parfois difficilement compatible avec l’économie de l’exploitation, il est donc necessaire de trouver la solution adaptée à chaque situation

SURFACE FOLLIAIRE

Espalier /

Palissage

Rognage



Pour exprimer la surface foliaire, on se limite à la surface des feuilles exposée à la lumière. En effet, leur activité photosynthétique permet l’essentiel de la production de sucre : 90% de l’interception du rayon lumineux se fait par la couche de feuilles directement exposée. La surface de feuilles exposée est estimée sur vignes palissées par une mesure de gabarit de la végétation que l’on appelle SECV : Surface Externe du Couvert Végétal. Cette mesure est simple et pratique à mettre en œuvre.





RENDEMENTS



Lorsque l’on parle de limiter la production de la vigne, cela renvoie au terme de rendement. Qu’est ce que le rendement ? C’est le produit d’une parcelle exprimé en poids de raisin ou en volume de vin produit à l’hectare. La qualité d’une production viticole est inversement proportionnelle au rendement. Sur une vigne surchargée de raisins, ceux-ci ont des difficultés à mûrir correctement : les vins seront, par la suite, dominés par des arômes variétaux caractéristiques. L’exemple le plus célèbre est celui du sauvignon exprimant des arômes de poivron ou de pipi de chat.

Il existe néanmoins des différences de seuil d’une parcelle à une autre en fonction du cépage, de l’âge de la vigne, de l’orientation de la parcelle, de la densité de plantation et de la nature du sol. De plus, il ne faut pas aller trop loin dans la limitation des rendements car le risque est d’avoir une vigne trop « stressée » et d’obtenir des vins déséquilibrés.



SELECTION

DES   APPORTS

Date de Récolte

Mode de Récolte

Sélection des apports : cépages, état sanitaire, degré de maturité.
 Vendanges manuelles et sélection des raisins.

VINIFICATION



TECHNIQUES et MODES DE VINIFICATION

ELEVAGE

CONSERVATION

STOCKAGE

CONDITIONNEMENT


dimanche 8 janvier 2017

Conseils Viticoles et oenologiques - Patrice DRUCBERT, Consultant

En ce début d'année 2017, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux....


Nous sommes à vos côtés pour réaliser vos rêves. Meilleurs vœux en cette nouvelle année 2017 !
Associons nos talents


Fort de plusieurs années de vinifications (plus de 40ans), suivis de caves et dégustations techniques, je vous accompagne pour chaque problématique qui peut se présenter sur l'exploitation ou sur la cuverie.


Je souhaite avant tout travailler avec vous et chez vous, c'est à dire en confiance, et en bonne connaissance de votre outil de travail. Mes conseils seront les plus adaptés possibles à vos conditions de travail, et apportés avec plaisir, convivialité, et sérieux.





J'interviens en région viticole du Grand Sud-Ouest (Occitanie, Aquitaine....) essentiellement.





Au fil des années, je suis entré en contact avec un réseau professionnel pluridisciplinaire, local ou plus extérieur, et à qui je m'adresse pour améliorer mes services. Je pourrai également vous orienter vers eux pour des problématiques spécifiques.





Pour un suivi annuel :
Travail sur vos objectifs et la mise en place de leur réalisation,
Préparation du chantier de récolte,
Suivi des vinifications,
Suivi de l'élevage des vins,
Travail sur la gamme de vins...


Pour des interventions ponctuelles :
Dégustations pour avis pendant vinification,
Dégustations d'assemblage,
Dégustation avant mise, concours ou livraison,
Conseils pour des opérations de vinification, de traitements
Expertises



Mais également:


Aide à la planification et au suivi de vos projets


Optimisation de votre entreprise par les outils de la qualité





Conseil ponctuel œnologique


Objectif pour vous


Bénéficier de conseils d’experts dans mes pratiques de vinification, d’élevage, de mise en bouteilles…


Le service


Un conseil pour adapter mes pratiques aux circonstances (millésime, résultats dégustations et analyses) et à mes objectifs (commercialisation). Une expertise en dégustation pour caractériser mes vins : description, identification d’éventuels défauts, cohérence avec mes objectifs


Le contenu


Diagnostic :


- Prise en compte des éléments suivants : Type de commercialisation, pratiques habituelles de vinification, matériels et équipements de cave


 - Dégustation des moûts ou des vins : description, identification des éventuels défauts, remarques si écart important par rapport au millésime.


-  Collecte des autres informations nécessaires à la réalisation du conseil : pratiques et traitements œnologiques réalisés depuis la récolte, résultats d’analyses, autres observations, échéances.      


Préconisations :


– Programme de travail


– Analyses à réaliser


– Autres suites à donner : dégustation complémentaire, fourniture d’informations…


Préconisations complémentaires en fonction des résultats d’analyses ou des autres informations fournies après la visite.





Conseil stratégique œnologique





Le Conseil stratégique œnologique avec Patrice DRUCBERT, Œnologue Consultant c'est :
- Bénéficier d’un conseil d’expert pour ma stratégie de récolte, de vinification, d’élevage, de mise en bouteilles… Un conseil pour adapter mes pratiques aux circonstances (millésime, résultats, dégustations... ) et aux objectifs (commercialisation).
- Un conseil permettant d’améliorer mes pratiques par rapport au type de vin recherché (orientation stratégique).


Proximité


Siège social : LEZIGNAN CORBIERES (Aude- Occitanie)


Antenne : CASSENEUIL (Lot et Garonne – Aquitaine)


Disponibilité

Dans un contexte viticole en perpétuelle mutation, une équipe réactive pour répondre à vos attentes, intégrer de nouvelles technologies et s'adapter aux exigences du marché et des O.D.G.
Notre organisation permet de traiter efficacement les besoins ponctuels de dégustations et d'assemblages et tous autres problématiques sur le vignoble ou la cave…





SUIVI ŒNOLOGIQUE


Objectifs


Permettre à chaque viticulteur de bénéficier d’un conseil neutre qui limite les intrants au strict nécessaire. Promouvoir une viticulture de terroir en garantissant la continuité d’un processus qui démarre au vignoble pour s’achever à la mise en bouteille. Assurer un suivi régulier sur l’exploitation pendant la période de vinification. Proposer des pistes d’amélioration des pratiques dans le processus d’élaboration.





Qui est concerné


Toutes les structures vinifiant  dans le Grand Sud Ouest  (Occitanie, Aquitaine...)


 Prestation proposée


Visites de parcelles dans le cadre de contrôles de maturité et de planification des vendanges.


  Entretien de pré-vendange concernant l’itinéraire technique de vinification (matériel, conduite de fermentation/macération …).


      visites hebdomadaires d’un œnologue durant la phase active des fermentations


 Visites ponctuelles de contrôle durant les phases de fin de fermentation, d’élevage, d’assemblage et de préparation des vins à la mise en bouteille.


Dégustation, conseils de vinification



Nous vous remettons : Un compte-rendu de visite avec les commentaires sur la dégustation + conseils . le conseil peut être d vous demander de faire une analyse de vin. Cette analyse débouchant sur un nouveau conseil.


Cabinet de Conseils viti-vinicoles
Winemaking Consulting
Patrice DRUCBERT, Œnologue Consultant
Port : 06 36 99 72 27
 

N° SIRET : 524 167 475 00010   Code APE : 7490B



  
Expert prés la Cour d'Appel de Montpellier











Membre de l’Union des de France



                                                                  et de                                                  l'association des Œnologues de la Faculté de Bordeaux


TARIFS sur demande
Quelques exemples:

oenologie active


dimanche 13 novembre 2016

AU VIGNOBLE : préparation de l’hivernage



                                                                                
AU VIGNOBLE : préparation de l’hivernage
Sous-solage : cette opération peut être envisagée pour décompacter en profondeur le sol après le passage des engins agricoles (notamment vendanges mécaniques). Privilégier le passage d'une seule dent centrale (les deux latérales ont tendance à sectionner le système racinaire de la vigne en place).
La seule condition pour le passage de cet outil est d'avoir un sol complètement ressuyé.
La taille : attendre le chute des feuilles. Pourquoi attendre la chute des feuilles pour commencer à tailler la vigne ? Les signaux environnementaux (température et photopériode) déclenchent une série d’évènements aboutissant à la chute des feuilles : sous l’action des basses températures, la chlorophylle et certaines protéines sont dégradées ce qui permet de recycler le carbone et l’azote de ces molécules sous forme de réserves de nutriments transférées au reste de la vigne. Il serait donc inconsidéré de tailler la vigne avant que les feuilles ne soient tombées, car cela limiterait ces réserves utiles au printemps dans la phase de débourrement. L’ensemble des feuilles tombent aux premières gelées, plus ces dernières sont tardives, plus la vigne constitue de réserves importantes pour son prochain cycle annuel. Les feuilles tombées au sol sont alors dégradées par les micro-organismes de l’humus et captés à nouveau par la vigne. Une fois l’ensemble des feuilles tombées, intervient la taille. Puis, les sarments sont « tirés » hors des palissages et broyés dans les rangs afin d’apporter un complément de matière organique qui sera, comme les feuilles, réutilisé, par la plante. Mais attention aux bois malades.
Enherbement hivernal : il est fortement conseillé de favoriser l'implantation d'un couvert végétal temporaire dans l'inter-rang pour l'hiver. Ce couvert présente de nombreux avantages environnementaux (diminution de l'érosion des sols, favorise la vie microbienne...) mais aussi agronomiques (meilleure interception des pluies, fixation des reliquats azotées de l'année...). Ainsi, pour favoriser son implantation, il est conseillé d'attendre que le sol soit bien ressuyé pour réaliser un faux-semis. Le semis doit être réalisé par un travail du sol superficiel (travail du sol sur 4-5 cm, privilégier l'utilisation sur le cadre de patte d'oie), avec si possible, un cadre avec un rouleau de nivellement à l'arrière pour avoir un lit de semence idéal à l'implantation du couvert. Il peut aussi être envisagé de faire un semis (en général, mélange de légumineuses : vesce et graminées d'hiver : blé, orge, pâturin...).  Ce semis peut se réaliser à l'aide d'un semoir et non à la volée pour localiser le semis au niveau d'une bande restreinte à l'inter-rang.


mercredi 5 octobre 2016

L’OXYGENATION DES VINS APRES FERMENTATION ALCOOLIQUE

L'Apport d'oxygène avec l'utilisation d'un "cliqueur" ou d'un micro oxygénateur sur le millésime 2016 semble très utile.


Les apports d’oxygène entre la FA et la FML

Pour le millésime, et avec le recul actuel, nous pouvons conseiller :

Avec le cliquer à O2 (pression 3 bar), travailler sur la base d’apports les plus fractionnés possibles. èLes apports sont calés sur l’apparition d’ l’éthanal avant FML 

- base : 1 sec/Hl tous les 2 jours. Sur certains produits le dosage peut être plus important, voir avec votre œnologue et décider avec l’analyse et la dégustation…

èAprès FML,

la base de travail peut être ¼ de seconde/ Hl tous les 2 jours. S’il y a des odeurs soufrées qui apparaissent on intervient de façon complémentaire, sur la base de 1 sec/Hl quand il le faut. Voir au cas par cas selon le type de vins à élever et sa destination.


FLes apports d’O2 : cliqueur ou macro-oxygènateur

Rappel : 1ml d’O2 correspond à 1,4 mg d’O2
Donc mettre 1 g/l d’oxygène correspond à mettre 1/1,4 ml d’O2 par litre (soit 0,7 ml d’O2 par litre)


Dans le détail, les équations d’élevage à l’O2 des vins rouges 2005 avant la fermentation malo-lactique  sont nombreuses.
 QUELQUES EXEMPLES


wVins issus de vignes très chargées et de raisins peu mûrs

(Degré inférieur ou égal à 13°…. Merlot, Carignan…)           Ces vins ne peuvent prétendre qu’à un élevage court et simple. Les apports d’O2 précoces permettent de gommer la verdeur tannique . il est indispensable de travailler sur des vins déjà propres et clarifiés .

 Dosage au cliqueur : 0,5 à 1 mg/l d’O2 apporté en 1 seule fois avec un cliquage de 0,5 à 1 seconde/hl à 3 bars

Option intéressante :  4 à 5 apports sur 4 à 7 jours à 1 seconde/hl à 1 bar 

wVins acides, fruités et moyennement concentrés

L’objectif se limite à stabiliser la couleur, maintenir le profil aromatique entre notes soufrées et fruité frais. L’enrobage des tanins et le volume sont déjà réalisés par la maîtrise de la macération. User du cliqueur avec beaucoup de modération ou même s’abstenir

 3 apports d’O2 : apports sur 4 à 7 jours à 1 seconde/hl à 1 bar 

wVins acides, aromatiquement neutres et concentrés

1 à 2 secondes par hectolitre à 3 bars, soit 1 à 2 mg/l sur 4 à 5 jours. Possible sous marc et après la coule.

wVins concentrés, à l’équilibre acide méridional classique

Les acidités totales sont proches de 3,5, l’acide malique à peine supérieur à 1 g/l sur merlot et à 2 g/l sur syrah. Le cliqueur est a user avec modération sur ce type de produit.

1 à 2 secondes par hectolitre à 3 bars, soit 1 à 2 mg/l sur 4 à 7 jours.

IMPORTANT : Dans tous les cas la dégustation quotidienne est indispensable et permet d’ajuster l’utilisation de l’O2. Dans tous les cas, s’arrêter dés l’apparition de l’évent. Voir avec votre œnologue Conseil……….

IMPORTANT : Le manchon Inox Fritté peut être utilisé en l’absence de cliqueur ou de micro-oxygénateur. On sait que le manchon inox Fritté permet de mettre 4 mg/l d’O2 lors du passage de tout le volume de la cuve. Partant de là, pour mettre 2 mg/l d’O2, par exemple, il suffira de faire passer la moitié du volume de la cuve… On peut donc calculer le dosage d’O2 que l’on souhaite apporter au vin.

 



UN EXEMPLE : VIN ROUGE DE SYRAH  HAUT DE GAMME


Objectifs :

- Exprimer et stabiliser le caractère mûr des raisins

- Développer le gras et la puissance en bouche

Principaux risques à maîtriser :

- Problèmes micro-biologiques

- Caractères soufrés et sécheresse tannique

Moyens / outils nécessaires :

- Micro-oxygénation, cliqueur

- Tous moyens connus et efficaces de brassage des lies

Début de la Micro-oxygénation en phase liquide avant « malo » en cuve

Points clés de l’élevage


§ Elimination des lies lourdes après FA puis après FML : point incontournable. Maintien des lies légères avec le vin.

§ 3 à 6 mois sur lies légères avec batonnage régulier

§ Apports d'oxygène maîtrisés : point incontournable

§ Température entre 18°C et 15°C : point incontournable

Programme détaillé de travail


1. Elimination des lies lourdes et de l'excès de CO2.

En fin de FA. Objectif : abaisser la turbidité du vin au repos en dessous de 400 NTU pour une meilleure efficacité des apports d’oxygène sur le vin (et non pas sur les particules). Limiter l’effet concurrentiel entre le CO2 et l’oxygène. Pour ce faire, soutirer au baquet avec un bon éclatement du jet.

Après la FML. Objectif : abaisser la turbidité du vin au repos en dessous de 100 NTU (vin quasi limpide) pour une meilleure efficacité des apports d’oxygène sur le vin (et non pas sur les particules). CO2 en dessous de 500 mg/l. Limiter l’effet concurrentiel entre le CO2 et l’oxygène.

2. Les apports d'oxygène débutent dès la fin de FA :

- En micro-oxygénation on commence aux environs de 30 ml/l/mois en baissant les doses dès l'apparition des arômes d’éthanal. Au bout de 2-3 jours, le profil aromatique du vin doit avoir changé. Sur Syrah le premier stade de perception de l’éthanal s’accompagne d’arômes de fraises écrasées. Le deuxième stade plus élevé est accompagné d’arômes de pomme coupée ou de poire blette. Si on dépasse ce deuxième stade, on passe de façon difficilement réversible vers l’oxydation de tous les arômes fruités avec des arômes de foin, d’alcool de fruit. L’objectif est de maintenir la perception aromatique de l’éthanal entre la fraise et la pomme jusqu'au début FML. Pour ce faire, on augmente ou on baisse la dose. En général, on descend jusqu'à 10 à 15 ml/l/mois. Il est préférable de couper l’oxygène au début de la FML et au plus tard lorsqu'on arrive à moins de 0,5 g/l d'acide malique si nécessaire.

 - Avec le cliqueur (pression à 3 bars) on travaille sur la base d'apports les plus fractionnés possibles. Les apports sont calés sur l'apparition de l'éthanal avant FML (base : 1 sec / hL tous les 2 jours). Après FML, sur les mêmes critères de suivi qu’en micro-oxygènation (augmentation de l’intensité tannique sans augmentation de sécheresse), la base de travail est de ¼ de seconde / hl tous les 2 jours. S’il y a des odeurs soufrées, on intervient de façon complémentaire (base : 1 sec / hL quand il le faut). Si les doses ne suffisent pas, on augmentera la fréquence en conservant la dose de base. Si elles sont excessives on gardera la fréquence en baissant la dose de base (voire on baissera les 2).

3. Remise en suspension régulière des lies dès le décuvage :

On commencera de suite le remuage des lies légères de façon hebdomadaire pendant les 2 premiers mois. Par la suite on peut continuer sur la même fréquence ou ramener à 1 fois par quinzaine. Le remuage des lies peut s'effectuer avec tous les moyens efficaces : à l'azote (effet de dégazage), à la pompe immergée (qualité alimentaire + hygiène) ou à la pompe (renvoi par le fond de la cuve).

Durée indicative de l’élevage


Prévoir un minimum de 3 mois d'élevage afin d'atteindre l'objectif fixé.

Fin de l’élevage


Indicateurs : équilibre sensoriel atteint deux fois de suite, en bas et haut de cuve.

Ajuster le SO2 libre.

Poursuivre le travail du vin classiquement : soutirages et conservation en cuve ou mise en bouteille après 1 à 2 mois (pour s'assurer de l'absence de retour d'odeurs soufrées) ou mise en barrique.


Patrice DRUCBERT, Œnologue-Conseil

Liste des experts - 2171.3 kOctets - PDF ,

vendredi 23 septembre 2016

Assurer une bonne conservation de vos vins Rosés







1 - Conservation des vins rosés :

Fraîcheur et SO2 préservent les rosés (extrait de La France Agricole)

Pour bien conserver les arômes et la couleur des rosés en cuve, il faut les garder au frais à température constante, et maintenir un niveau élevé de SO2 libre durant le stockage.

LES CONDITIONS DE CONSERVATION des rosés stockés en cuves sont déterminantes. Une température constante de 13 °C préserve bien mieux leur couleur et leurs arômes qu'une température variable autour d'une moyenne de 15 °C.

L'ICV ET L'IFV (BORDEAUX-AQUITAINE) SE SONT INTÉRESSÉS À L'IMPACT des conditions de conservation sur l'évolution des rosés stockés en cuve. En 2011, ces deux organismes ont comparé les quatre modalités de stockage suivantes :

- température variable (moyenne de 15 °C et amplitude de 10 °C) avec 18 mg/l de SO2 libre.

- température variable et 30 mg/l de SO2 libre.

- température fraîche et stable (13 °C et amplitude de 2 °C) et 18 mg/l de SO2 libre.

- température fraîche et stable, et couverture SO2 forte (30 mg/l de SO2 libre).

C'est toujours cette dernière combinaison qui offre les meilleurs résultats.

C'est à 13 °C et avec 30 mg/l de SO2 libre que les rosés jaunissent le moins et que leurs nuances rouges sont les mieux préservées. C'est dans ces conditions que leurs notes fruitées, thiolées (arômes de pamplemousse, fruits tropicaux et buis), et amyliques (banane, bonbon anglais) restent les plus intenses.

Par ailleurs, le taux de SO2 libre apparaît plus déterminant que la température. En effet, une protection avec 18 mg/l de SO2 seulement n'a pas été compensée par une température fraîche et stable. En revanche, une couverture en SO2 à 28 mg/l a préservé l'intensité aromatique et les caractères cassis et abricot des lots conservés à température variable.

Enfin, durant les transferts de vins, la présence de CO2 joue un rôle clef dans la prévention du jaunissement, en ralentissant la dissolution de l'oxygène.

Ces essais ont porté sur six lots de 50 litres de syrah en Provence et autant de cabernet franc en Gironde. Les vins ont été stockés six mois dans des fûts en Inox à chapeau flottant. Un test a été mené à grande échelle sur des sites industriels qui valide ces résultats expérimentaux

2  - Conservation des vins Blancs : On peut dire que les conditions idéales sont les même que pour les Vins Rosés