jeudi 8 mars 2012

à propos des VINS NATURELS


BON à SAVOIR !

 
A propos des vins naturels

Et les vins "nature" ?
Objectivement, ils n'ont rien à voir avec les vins BIO, même s'il y a des domaines en BIO qui produisent des vins "nature". Je veux dire par là qu'on peut être en BIO et ne pas faire de vins "nature". Et faire des vins "nature" tout en n'utilisant pas de raisins BIO. 
Un vin "nature", c'est quoi ?
Ici, le process avant la vinification importe peu. C'est cette dernière qui définit le vin "nature". Cela consiste simplement à ne pas utiliser autre chose que du raisin pour produire du vin. En particulier pas de sulfites (dioxyde de soufre). Ou alors vraiment très peu pour les moins aventureux.
Vous obtenez, parait-il, un vin "vivant". Ca a ses avantages (il est souvent plus expressif qu'un vin sulfité) mais aussi ses défauts (il n'est pas protégé contre l'oxydation, et peut donc vite partir en vrille...). En tout cas, contrairement à ce qui est souvent dit, le vin "nature" n'offre aucune garantie contre le mal de crâne suite à un abus. Les sulfites n'en sont pas responsables (avez-vous déjà vu quelqu'un se plaindre d'un mal de crâne après avoir ingéré des abricots secs qui contiennent beaucoup plus de sulfites que le vin ?). Il faut apparemment plutôt chercher du côté des amines biogènes (présents à plus ou moins forte dose selon les cépages – le Pinot Noir en contient pas mal, par ex).
Ce qui est assez exaspérant avec les producteurs de vins "nature", c'est qu'ils sont souvent jusqu'au boutiste, même quand ça n'est pas nécessaire. Par exemple, lorsque le raisin arrive au chai, la plupart des producteurs ajoutent une légère dose de sulfite afin d'empêcher d'agir certaines levures indésirables, appelées Brettanomyces Damnosus (ou Brett pour les intimes). Celles-ci ont en effet tendance à produire des molécules phénolées aux arômes très "typés" : cuir, écurie, sueur, basse-cour... Ca ne vous rappelle rien ? Les arômes de la plupart des vins "nature". Ce que l'on vous fait passer pour du naturel, du terroir... est une déviation liée à une vinification hasardeuse. On peut surtout se demander pourquoi ces vignerons persistent à ne pas utiliser de sulfites en début de vinif, car ceux-ci ont disparu à la fin de la fermentation alcoolique. On peut donc avoir un taux de sulfite bas en en ayant utilisé préalablement. C'est pour cela que je parle de jusqu'au boutisme. Ce n'est pas pour avoir des taux de sulfites bas que les vignerons n'en mettent pas à l'encuvage. C'est par philosophie (en l'occurence, celle-ci sent souvent mauvais).

Les odeurs de cuirs sales, d'urine de cheval, d'écurie, de musc.... ne sont pas des" parfums" de terroirs

 QUELLE STUPIDITÉ ! ...... Pourquoi
Le SO2 est nécessaire pour obtenir des vins de terroirs sans déviations. IL faut bien entendu en maitriser le dosage et rester rationnel et sans excés

 ACCIDENTS DE VINIFICATION EN BLANC et ROSE


Stade d’élaboration du Vin
Accidents
Défauts correspondants

Récolte

Raisins altérés
(pourris, grêlés)
Corps étrangers : sarments, feuilles, débris végétaux
Goûts de pourri
Casse oxydasique

Goût herbacé
Goût végétal

Réception de la vendange

Traitement trop violent (égrappage, foulage…)
Matériel libérant du Fer
Goût herbacé
Oxydation
Casse ferrique

Pressurage

Trop violent
Goût de rafle, Amertume

Sulfitage avant fermentation

Manque de SO2
Excès de SO2
Oxydation
Goût de SO2

Fermentation alcoolique

Arrêt de fermentation

Température trop élevée
Piqûre lactique

Arômes lourds et grossiers
Oxydation

Déséquilibre

Amertume
Fermentation malo-lactique
Mauvaise évolution
Seul le SO2 permet la maitrise du phénomène
Maladie de la graisse

Odeurs désagréables

Déviations micro-biologiques :
Type brettanomycés, pédiocoques…
Evolution microbienne en absence de sulfitage et/ou dans l’attente de la « malo-lactique »
Encore besoin de S02
Odeurs d’écuries
Goût putride
Animal, égout…

Stabilisation biologique

Manque de SO2
Excès de SO2
Oxydation
Goût de S02

Soutirage

Pas de soutirage

Soutirage excessif
Goût de lie, Goût de réduit, Mercaptan

Oxydation

Conservation

Récipients en vidanges
Récipient malpropre, moisi…
Oxydation, Goût d’évent
Piqûre acétique
Goût de cuve, de moisi, de tartre sec.

Conditionnement

Manque de SO2
Excès de SO2
Filtration défectueuse
Mauvais bouchon
Oxydation
Goût de sO2
Dépôt
Goût de bouchon


ACCIDENTS DE VINIFICATION EN VIN ROUGE



Stade d’élaboration du Vin
Accidents
Défauts correspondants
Récolte
Raisins altérés
(pourris, grêlés)
Corps étrangers : sarments, feuilles, débris végétaux
Goûts de pourri
Casse oxydasique

Goût herbacé
Goût végétal
Réception de la vendange
Traitement trop violent (égrappage, foulage…tuyauterie à vendanges avec trop de coude..)
Goût herbacé
Oxydation
Mise en cuve
Manque de S02
Excès de S02
Cuve malpropre
Oxydation
Goût de SO2
Goût de cuve
Fermentation alcoolique
Arrêt de fermentation

Durée de cuvaison
-          trop longue
-          trop courte

Température
-          trop élevée
-          trop basse


Pressurage excessif
Piqûre lactique

Tanins desséchants
Dur, âpre, astringent
Maigre, léger, manque de structure



Goût de caramel, de cuit…
Manque de couleur et de structure. Arômes technologiques….

Goût d’herbacé, de rafle
Tanins desséchants
Amertume
Fermentation malolactique
Mauvaise évolution
Manque de SO2
Maladie de la graisse
Odeurs animales désagréables
Déviations microbiologiques :
Type bretanomycés, pédiocoques…
Evolution microbienne en absence de sulfitage et dans l’attente de la « malolactique » 
Manque de SO2

Odeurs d’écuries
Goût putride
Animal, égout…
Stabilisation biologique
Manque de SO2
Excès de SO2
Oxydation
Goût de S02
Soutirage
Pas de soutirage

Soutirage excessif
Goût de lie, Goût de réduit, Mercaptan

Oxydation
Conservation
Récipient en vidange sans SO2

Récipient malpropre, moisi…
Oxydation, Goût d’évent
Piqûre acétique

Goût de cuve, de moisi
Conditionnement
Manque de SO2
Excès de SO2
Filtration défectueuse
Mauvais bouchon
Oxydation
Goût de sO2
Dépôt

Goût de 
bouchon




























































Le choix et l’utilisation de techniques ou procédures intervenant au cours de la vinification seront de premières importances tout au long des processus de macération et de fermentations proprement dits, jusqu’à l’élevage et la mise en marché.
 

L’anhydride sulfureux (SO2) est le produit œnologique le plus ancien et le plus utilisé en œnologie, à la fois en vinification et en conservation. Son utilisation est nécessaire mais doit être rationnelle car l’emploi à dose élevée pose des problèmes gustatifs (odeur piquante), hygiéniques (mal de tête et DJA 0,7 mg/kg/j) et légaux.
Le cycle incontournable du raisins, si l'homme n'intervient pas au moyen de produits antiseptiques ou de traitement physique (froid, chaud...),est le suivant:
Raisins..... Vin ..........Vinaigre.......CO2 + eau
Un des premier antiseptique utilisé pour maitriser cette évolution naturelle est la résine de pin (nous avons comme exemple actuel, les vins résinés grecs. Puis le soufre brulé (mèche) donnant de l’anhydride sulfureux(SO2) a été et est encore aujourd’hui largement utilisé.
Le vin reste une conquête de l'homme, il ne peux pas se faire tout seul, ni se conserver....Le VIN n'est pas un produit stable naturellement.

Cependant, cela ne veut pas dire qu'il faille utiliser le SO2 sans limite. IL existe une limite légale à appliquer impérativement.
Mais il est vrai qu'aujourd'hui l' œnologue moderne et le vinificateur réduisent les doses de S02 dans les vins par une meilleure maitrise de la chaine d'élaboration, de conservation, d'élevage et de conditionnement





Odeur d'écurie, d’étable.....

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